To please or not to please…

Je pense qu’en disant que « nous » en tant qu’être humains, avons la fâcheuse habitude d’essayer de plaire à son prochain, je ne choquerai personne. En tout cas pour ma part, j’ai appris à mes dépens, et malheureusement, une énième fois encore que l’on s’y casse TOUJOURS les dents ! Jesus, I need your help !

J’ai passé beaucoup de temps dans ma vie à essayer de plaire à mon entourage. Premièrement mes parents, ensuite ceux que je pensais être des amis, puis mon entourage à l’école, au travail, finalement dans tous les domaines de ma vie, j’ai essayé de plaire, plaire, plaire.

Pour mes parents, j’ai essayé d’être une enfant modèle, pour mes « amis » du moment, être la plus disponible, la plus à l’écoute, la plus attentionnée quitte à très très souvent m’oublier sur l’autel du « 100% perfect ». Je pensais sincèrement qu’en agissant ainsi je m’attirerai les bonnes grâces de ces personnes. Malheureuse erreur !

Mais cela n’était jamais assez. La mise de départ que je proposais, ne suffisait plus. Les bénéficiaires de mon attention réclamaient tous et toujours plus. Plus que ce qu’à la base j’étais en mesure de donner, et plus que ce qu’il est possible de donner. J’ai noté au long de toutes ces expériences que la personne auprès de laquelle on tente de bien être perçue, ressens ce besoin que l’on a de lui plaire et aura tendance à s’y accoutumer voire à apprécier ce qui est clairement une « dévotion » (un peu comme dans le corbeau et le renard d’ailleurs). Et malheureusement, le jour où à bout de forces et de souffles on n’arrive plus à remplir les standards de la norme « 100 % perfect » que l’on a pourtant soi même établit, les bénéficiaires de cette attention au mieux, s’il y a un mieux, vous le reprochent bec et ongles comme si cette attention était un dû, au pire se détournent purement et simplement de vous.

Pourquoi ? parce qu’au final nous avons plus besoin d’eux qu’eux ont besoin de nous et de notre besoin de leur plaire. Ce constat m’a fait me rendre compte que si je ressentais le besoin de plaire, c’est parce qu’au fond de moi résidait un manque terrible, une peur panique de ne pas être assez bien, pour moi mais pour qui que ce soit. Une béance émotionnelle qui me poussait à la combler par l’impression que j’avais qu’en plaisant aux autres, j’avais finalement de bonnes raisons de croire que je valais quelque chose.

Et là je me suis souvenue de ce que ma chère et tendre bible me dit à mon sujet. Je me suis souvenue que Jésus nous a affranchis pour la liberté.

Qu’est ce que cela peut-il vouloir dire dans mon cas ?

Je pense que cela veut dire qu’il m’a vu telle que je suis avec mes imperfections, mes manquements, mes faiblesses et ratés et qu’il s’est dit « Ok, pour elle aussi je paye le prix, elle en vaut la peine ». Cette vérité veut dire que quand par son acte à la croix il m’a affranchit non seulement de la mort (et de toutes les formes de mort que l’on peut avoir dans une vie) il m’ a également affranchit des chaînes que m’infligeaient les autres, mais plus encore de mes propres chaînes, eh oui, celles que l’on s’inflige soi même comme des grands sans que personne ne nous y oblige !

Et c’est une réalité ! A chaque fois que nous nous forçons à faire quelque chose, non pas parce  qu’il faut le faire et que nous le ressentons, mais parce que nous nous sentons obligé de le faire, ou parce que nous souhaitons plaire, nous nous lions, et nous annulons cette liberté qui a été durement gagnée pour nous.

Comprenons-nous bien, dans notre marche avec Christ, nous aurons à passer par des chemins inconfortables et durs, parce que nous y sommes appelés, et que nous reconnaissons que c’est Son amour qui au travers de cette marche parfois difficile nous façonne. Ces temps et ces voies ne sont pas éviter, ils nous sont nécessaires. Mais pour tous ces autres choix que nous faisons avec pour seul souci de plaire à autrui, nous foulons réellement aux pieds le bien précieux que représente l’affranchissement de Christ.

Une parole qui résonne en moi à la rédaction de cet article est ce passage de la bible en Marc 8:36.

Ce verset est repris 3 fois dans la bible en étant mentionné à 2 autres endroits que l’on peut consulter à ces références : Matthieu 16:26 et Luc 16:25.

Dans la version Louis Segond du verset Marc 8:36 il est dit :

« Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ?[…]« 

Ce verset me parle personnellement et m’amène à méditer sur ce que peut vouloir dire « gagner » et le mot « monde » dans cette phrase, et surtout la notion de perte de son âme.

En replaçant le texte dans son contexte, on comprend davantage de quoi il s’agit. En effet dans ce passage, Jésus se rend dans plusieurs villages entouré de ses disciples. Il discute avec eux en leur demandant ce que les gens disent de Lui et ce que eux pensent qu’il est réellement. Puis  il commence à les enseigner sur les pré-requis pour une vie à sa suite. En prenant en compte le fait que Jésus leur parlait du fait qu’il faut être prêt à renoncer à ce que nous pensons être des acquis pour le suivre, telle qu’une bonne réputation, une bonne appréciation des hommes, une aisance sociale …, ce verset prend son sens et me parle. A quoi bon gagner de vaines choses, si c’est pour perdre son âme, perdre le réceptacle de ce que nous sommes, notre essence ? A quoi bon dénaturer la personne que nous sommes pour nous mettre sous un énième joug ? Ce que je comprend de ce verset, est qu’il faut être prêt à renoncer à nos liens quels qu’ils soient pour le suivre pleinement, librement.

Aujourd’hui, la seule personne à laquelle je souhaite plaire est cette seule personne qui m’a donné la vie et le sens qui va avec. Je ne souhaite plus « adorer » un Homme qui dans 2 ans ne se souviendra même pas de mon nom, de mon investissement et de mes sacrifices, et surtout qui ne saura m’apprécier à ma juste valeur. Et si cela doit m’amener à accepter de déplaire, c’est tout le bien que je me souhaite.

Et pour vous ?

 

4 Small Talks sur To please or not to please…

  1. Muteba Jackie
    21 février 2012 at 10 h 38 min (8 années ago)

    Trés pertinent!Cette article met le doigt sur un grand mal qui affecte beaucoup de personne chrétienne ou non.Il est néanmoins trés encourageant car il donne des clés de délivrance au personne esclave du qu’en dira-t’on.Soie Bénie Sarah pour cette article.

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    • Sarah
      21 février 2012 at 12 h 38 min (8 années ago)

      Merci Jackie ! Sois bénie également pour ce commentaire encourageant!

      Répondre
  2. Didi
    17 février 2012 at 17 h 36 min (8 années ago)

    Magnifique article, qui m’a touché au plus profond de moi. Ce que tu dis est tellement vrai et le verset que tu as mentionné est l’exact pensé que j’ai eu plusieurs fois au cours de divers évênements. Merci pour cet article.

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    • Sarah
      18 février 2012 at 16 h 16 min (8 années ago)

      Merci à toi !

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